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En Commission des affaires sociales, la lutte contre les dépendances en discussion avec le Rapport sur les Salles de Consommation à Moindre Risque

Mes collègues, les rapporteurs Caroline Janvier et Stéphane Viry, ont présenté mardi 14 septembre leur rapport sur les Salles de Consommation à Moindre Risque (SCMR) à la Commission des affaires sociales. Ces lieux médicalisés, souvent appelés improprement « salles de shoot », visent à lutter contre les drogues les plus dangereuses, grâce une meilleure prise en charge sociale et sanitaire des consommateurs via un encadrement des pratiques à risque. 
 
Strasbourg est particulièrement concernée : l’expérimentation mise en place en 2016 par la loi de modernisation de notre système de santé a conduit à la création de deux salles en France, dont une au sein de la capitale alsacienne. Installée dans l’enceinte de l’hôpital civil, elle se démarque par son efficacité et son insertion discrète dans la ville. Aux côtés des autorités de l’Etat et avec le soutien financier essentiel de la Sécurité sociale, cette salle est aussi l’œuvre de l‘équipe municipale de Roland Ries, qui a su être à l’écoute du terrain pour la co-construction d’un modèle réussi. Le bilan de cette expérimentation apparaît globalement positif, avec une diminution des passages aux urgences et des complications générées par ces pratiques à risque, mais également une baisse des nuisances associées à l’injection de drogues. L’investissement des Strasbourgeois qui œuvrent au sein du dispositif a été salué par les deux rapporteurs : il a notamment permis l’ouverture de places d’hébergement associées à la salle dès cet été. Strasbourg se situe dorénavant à l’avant-garde en France pour ce type de prise en charge des usagers de stupéfiants les plus dangereux. 

Le débat en Commission des affaires sociales a également été l’occasion pour moi de rappeler au nom du Groupe la République en marche l’exigence et le soutien de la majorité à l’égard de ce dispositif. Nous demeurons attachés à un traitement sanitaire et social des personnes victimes d’addiction ayant pour objectif la désaccoutumance et non uniquement la prise en charge des pathologies associées. Si la SCMR constitue un outil intéressant face au problème plus global de la drogue dans notre société, sa réussite dépend aussi d’un travail minutieux d’insertion dans le tissu local en coopération avec les forces de l’ordre. Elle doit s’accompagner d’une lutte policière et judiciaire ferme contre tous les trafics de stupéfiants et les catastrophes sociales et humaines qu’ils suscitent. La SCMR n’est véritablement adaptée qu’à des contextes bien particuliers : dès lors, je reste attaché à une pérennisation surveillée des salles existantes, qui me semble plus indiquée qu’une extension imprudente et déréglementée dans les grandes villes de France. 
 
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