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Audition de la présidente de la Haute Autorité de Santé à l’Assemblée nationale

La commission des affaires sociales recevait ce mercredi 29 septembre Mme Dominique Le Guludec, praticien hospitalier et professeur de médecine nucléaire, et présidente du conseil d’administration de la Haute Autorité de Santé depuis 2017. L’institution, créée en 2005, demeure trop méconnue par la plupart de nos concitoyens. Elle joue pourtant un rôle éminent, illustré en particulier par son action au cours de la crise sanitaire.

L’audition de sa présidente a été l’occasion de mettre en lumière ce bilan des dix-huit derniers mois. En plus de ses missions traditionnelles que sont la certification des établissements de santé et l’expertise scientifique, la Haute Autorité de Santé a mis sa culture de l’évaluation au service des Français engagés dans la lutte contre le covid-19. Elle a ainsi accompagné le gouvernement, qu’elle a conseillé en toute indépendance en mettant à disposition ses capacités d’analyse et en formulant des recommandations pour davantage de réactivité. 

Cette autorité publique indépendante a su se mobiliser très vite, en adoptant immédiatement une gestion de crise. Le triptyque « protéger, traiter, prévenir » furent les maitres-mots de son action au cours de cette période si particulière, depuis l’organisation des mesures sanitaires jusqu’à la mise en place de la stratégie vaccinale. 

C’est dans ce contexte que j’ai pu interroger la présidente en tant qu’orateur du groupe La République en Marche à l’Assemblée. Attaché au travail indépendant de la HAS, j’ai souhaité m’assurer que cette dernière disposait de moyens suffisants pour mener à bien ses missions – y compris celles qui se sont ajoutées à la suite de la dégradation de la crise sanitaire. 

J’ai également rappelé notre soutien à la vaccination, et me suis demandé comment l’on pourrait développer un réflexe HAS en la matière pour que professionnels et citoyens se fient encore davantage à l’institution. Ma prise de parole fut aussi l’occasion d’évoquer d’autres thématiques, reliées à mes engagements au cours du mandat : quels rôles peuvent jouer les données et l’intelligence artificielle dans nos politiques de prévention, par exemple en matière de cancer comme l’illustrent les travaux de l’équipe du Professeur Mathelin à Strasbourg ? Comment la HAS peut-elle participer à ce changement de paradigme que constitue le virage domiciliaire pour les personnes âgées ? Quels sont les chantiers à venir au sein de la HAS pour les établissements accueillant des personnes en situation de handicap et les professionnels concernés par la question du handicap ?

Un enseignement de la crise fut la nécessité d’améliorer la coordination des différents acteurs élaborant la politique de santé du pays.  L’accès à l’innovation au service des patients constitue un défi supplémentaire pour le bien-être de nos concitoyens, qu’il s’agisse des molécules innovantes ou du recours à l’intelligence artificielle dans les soins. Dans les deux cas, la HAS entend s’engager résolument pour mener ces chantiers à bien.

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