Annulation de la prochaine session du Parlement européen à Strasbourg

David Sassoli, Président du Parlement européen, malgré des signaux positifs ces derniers temps, a finalement annoncé mardi dernier que les fonctionnaires et eurodéputés ne reviendront pas à Strasbourg pour la session parlementaire de septembre en raison du passage en zone rouge du Bas RhinLe siège sera donc déserté pour le septième mois consécutif, une première dans l’histoire de l’Union Européenne.

Cette décision emporte avec elle un symbole fort : en effet, la session de rentrée est traditionnellement l'occasion du discours sur l’Etat de l’Union présenté par le président de la Commission européenne. Ce discours, qui est l’occasion de dresser le portrait de l’Union Européenne a toujours eu lieu à Strasbourg. La portée symbolique de cette annulation est immense et relègue Strasbourg bien loin de la place qui est la sienne. 

L’annulation de la prochaine session parlementaire à Strasbourg est motivée par le passage de Strasbourg en zone à risque. C’est là une conséquence parfaitement compréhensible de la situation que nous subissons tous, mais elle ne doit pas avoir pour conséquence d’ancrer le Parlement européen entièrement et définitivement à Bruxelles. 

Je suis engagé depuis près de trois ans au niveau local et national pour la promotion du siège unique du Parlement européen à Strasbourg. A ce titre, j'ai présenté un rapport l’année dernière à l’Assemblée nationale portant sur le maintien et la promotion (http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/due/l15b0596_rapport-information) du siège du Parlement européen à Strasbourg. Je travaille également avec les élus de l’Eurométropole, la préfecture et le gouvernement au sein de la « Task force », désormais appelé “Agora Strasbourg Capitale Européenne" afin d'apporter des réponses concrètes aux défis qui se posent à Strasbourg. L'annulation de la prochaine session parlementaire, loin de nous décourager, renforce notre détermination à œuvrer vers une solution pérenne. 

Il est plus que jamais évident que la place des députés européens pour les sessions plénières est à Strasbourg. Les détracteurs du siège strasbourgeois au bénéfice de Bruxelles doivent être contredits, mais pour celal’action d’un seul ne suffira pas. Il convient d’affirmer que l’Eurométropole, l’Etat et l’ensemble des acteurs concernés, politiques et issus de la société civile, travaillent de concert et se mobilisent pour faire du prochain contrat triennal un élément décisif du maintien du Siège à Strasbourg face aux tentations bruxelloises.

Cette rentrée est le moment pour nous de poursuivre notre action. Nous avons su identifier les points faibles de Strasbourg, il est maintenant temps d’y adresser une réponse forte, pour s’assurer non seulement du retour des eurodéputés à Strasbourg, mais surtout de leur retour définitif. 

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