Audition de Gaël Coron pour le rapport sur la gestion de crise sanitaire dans l'UE

Comme vous le savez, j’ai été nommé rapporteur pour mener à bien le rapport d’information sur "la coordination par l’Union européenne des mesures nationales de gestion de la crise sanitaire ".  Nous avons donc, avec ma collègue Marietta Karanmanli entamé la deuxième semaine avec l'audition de Gaël Coron, enseignant-chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) et titulaire d'une chaire Jean Monnet « Politique européenne de santé ».

Deux points essentiels ont été mentionnés :

  1. La gestion de la crise découle des conséquences tirées de cette histoire de l’Europe de la santé. Elle s’est construite alors qu’il y avait une interdiction de faire une Union européenne de la santé, il n’y avait pas de vocation à harmoniser la santé. Au fil du temps, avec les différentes libertés fondamentales de l’Union, elle a pu progresser par le biais du marché et de la monnaie.
  2. L’importance de la pression adaptative. Cette pression est tellement importante qu’elle a conduit à une perte d’autonomie des Etats membres. Les chances d’européanisation de l’Europe de la santé sont liées au fait que les acteurs nationaux ayant perdu leur marge de manœuvre ont plus de capacité à faire face à une crise ensemble.

Nous avons ensuite pu interroger Monsieur Coron sur le renforcement des acteurs politico-administratifs de la santé, le passeport vert au sein de l’UE et enfin la question essentielle d’une Union européenne de la santé.

Nous nous sommes rendus compte que la gestion prévisionnelle de crise avait été un grand problème. A l’avenir, lors de futures crises sanitaires, il faudra être en parfaite gestion stratégique des stocks. En effet, cela pose la question de l’industrie, de la production des masques, des gels, des appareils respiratoires qu’il faudrait relocaliser en Europe afin de ne pas être dépendant du reste du monde. Afin d’avoir une politique médicale il faut donc une politique industrielle.

La question du passeport sanitaire est très débattue, mais l'Union européenne va plutôt vers un pass sanitaire qui finalement permet de ne discriminer personne et d'inclure les personnes non vaccinées présentant un test négatif. 

Cette crise qui continue de mettre à rude épreuve nos systèmes de santé nous montre que nous devons apporter une réponse coordonnée et européenne !

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