Communiqué suite au Conseil municipal de Strasbourg du 22 mars

Absence de transparence autour du financement de la mosquée Eyyub Sultan.
Refus du vote de la résolution relative à la reconnaissance de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste.
Suite aux délibérations du Conseil municipal de Strasbourg du 22 mars 2021, retrouvez mon ci-après mon communiqué publié sur mes réseaux sociaux : 
 
L’Alsace est riche de son droit local, fière d’évoluer dans un cadre qui permet une cohabitation républicaine entre l’Etat et les cultes, que peu de personnes remettent en cause tant il s’impose comme un modèle. Néanmoins, la préservation des valeurs qui cimentent notre société est une priorité importante. Les délibérations du Conseil municipal de Strasbourg du 22 mars semblent pourtant, et malheureusement, l’oublier. Il ne s’agit pas de dénoncer la construction d’une mosquée, comme Strasbourg a déjà pu subventionner des édifices religieux musulmans, orthodoxes et bouddhistes, mais bien de s’intéresser aux motivations et aux revendications portées par les associations derrière ce type de projet. 

Au-delà même des éventuels problèmes de procédures, la subvention municipale octroyée à l’association Millî Görüs, porteuse du projet de construction de la mosquée Eyyub Sultan pose plusieurs questions. En l’espèce, comment ne pas s’interroger sur une subvention de plus de 2 millions d’euros à une association dont les relations avec les Frères Musulmans sont avérées et qui entretient un flou autour de sa collaboration avec le régime du Président turc, Recep Tayyip Erdogan, à l’heure où la Turquie se retire de la Convention portant lutte contre les violences à l’égard des femmes et la violence domestique, dite « Convention d’Istanbul », du Conseil de l’Europe qui siège à Strasbourg. Comment ne pas s’interroger alors que l’association Millî Görüs a refusé de signer la charte des principes de l’Islam proposée par le Conseil français du culte musulman, saluée par le Président de la République.  

Ce questionnement ne doit pas non plus faire oublier que ce lundi 22 mars, le Conseil municipal de Strasbourg n’a pas voté la résolution relative à la reconnaissance de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, votée pourtant par l’Assemblée nationale le 3 décembre 2019, quand Strasbourg, l’Alsace et le territoire national ont connu une résurgence d’actes antisémites ces derniers temps."

Alors que l’étude du Projet de Loi confortant le respect des principes de la République s’est achevée il y a quelques semaines à l’Assemblée nationale, loi qui réaffirme avec force la supériorité des valeurs républicaines au-delà de toute sorte d’extrémisme et de séparatisme, quel message adresse la majorité municipale verte strasbourgeoise aux Français ? 

Autant de questions qui nécessitent des réponses claires de la part de la majorité municipale dans notre combat collectif pour la défense des valeurs de notre République."

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